Parlons peu parlons Science

Un bref retour sur l’Exoconférence d’Alexandre Astier

mercredi 6 juillet 2016 par Rédaction de Parlons peu parlons Science

Par Marion Guillaumin & Djothi Selin-Lévêque.

Spectacle de Jean-Christophe Hembert et d’Alexandre Astier

Imaginez, excités à l’idée de voir Alexandre Astier sur scène, vous arrivez une heure avant le début du spectacle, quand soudainement vous faites face à une foule démente s’étalant sur plus de 700 mètres. Nous sommes le samedi 11 juin 2016 à Bercy et le succès de l’Exoconférence s’annonce évident. Marion, qui s’était gardée la surprise et qui avait acheté les places sur un coup de tête, s’inquiète, s’impatiente, râle, demande même aux organisateurs sur Twitter si elle ne va pas louper le début de spectacle (sans réponse). Djothi a visionné quelques interviews et se fait une joie depuis plusieurs mois d’assister à ce spectacle. Bien embêté de ne pas avoir écouté Marion qui voulait venir 2h plus tôt (au moins !), il s’efforce de ne pas montrer son inquiétude et de rester calme afin d’apaiser sa collègue.

C’est après plus de trois quarts d’heure d’attente qu’ils arrivent dans la salle pour ne voir que les 10 dernières minutes de la première partie du spectacle menée par Bruce Benamran (E-Penser). Marion vous dirait que « c’est à cause du « no-stress » de Djothi, qu’il fallait arriver à 17h50 pétante avant même l’ouverture des portes » et celui-ci expliquerait que « compte tenu du monde qui attendait encore devant, la première partie aurait pu commencer plus tard ». Bref, nous avons raté la moitié de la représentation de Bruce.

Après un entracte de presque 40 minutes durant laquelle les spectateurs entrent encore, Alexandre Astier fait son entrée sous un tonnerre d’applaudissements. Le show vient de commencer.

Et voilà que, dans la peau d’un astrophysicien critique, il retrace les étapes supposées de la formation de l’Univers à travers différentes cosmogonies (modèles biblique, hindouiste, de Ptolémée, de Copernic, etc.). En se basant sur des exemples du quotidien, il présente des concepts incontournables en physique, tels que la relativité générale, la relativité restreinte, ainsi que certaines constantes comme la vitesse de la lumière, pour ensuite se pencher sur la question de la possibilité d’une vie extraterrestre.

Ce drôle de conférencier dispute continuellement SWAN, l’interface d’une intelligence artificielle, ayant une bonne répartie et apparaissant sur l’écran derrière lui. Reposant nos neurones (surtout ceux Djothi) après quelques notions scientifiques parfois compliquées, ces petites scènes de ménages tombent décidément à pic !

Armé d’un humour dosé à la perfection, Alexandre Astier utilise sarcasme et dérision. Au cours de ce spectacle il ne nous fait pas seulement rire ; il nous fait voyager, et nous invite à réfléchir par nous-mêmes sur les différents sujets abordés.

Il disait à l’Express, « je prends souvent un personnage, dans mes pièces, qui est fictif mais qui dit « pensez par vous-même » ; quand on vous dit noir c’est faux, quand on vous dit blanc c’est faux aussi, c’est toujours plus compliqué que ça, c’est toujours moins grave ce qu’on vous dit ».
Et bien Monsieur Astier, pour nous, c’est réussi.


Merci à l’équipe de nous avoir offert à chacun un peu de formiate d’éthyle !

Mais il n’y a pas qu’à Marion & Djothi que le spectacle a plu, puisque les salles ont affiché COMPLET pendant deux ans. Et puis fin juin 2016, quelques jours après la clôture de la tournée à Bercy, le conseil de la Société Française des Spécialistes d’Astronomie (SFSA) a remis le prix « Science et Société » à l’acteur pour L’Exoconférence.

Si l’Oscar #3PS existait, c’est à vous qu’on le remettrait !

Bonus : les interviews de Florence Porcel


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 1020 / 149537

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Témoignages  Suivre la vie du site Retours d’expériences  Suivre la vie du site Salle de spectacles   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.7 + AHUNTSIC

Creative Commons License