Parlons peu parlons Science

Un, deux, trois… plouf !

© Bruno JOURDAIN / CNRS Photothèque

Bienvenue au large de la base Dumont d’Urville, en Terre Adélie, en Antarctique. Sur votre gauche vous avez l’océan et sur votre droite, un floe (une sorte de radeau de glace de mer) que des manchots utilisent comme plongeoir. D’ailleurs, ces manchots ont été découverts sur cette Terre en Antarctique, en 1841 par les naturalistes Jacques Bernard Hombron et Honoré Jacquinot au cours de leur expédition, donnant alors le nom logique à cette espèce : Manchot Adélie (Pygoscelis adeliae)

Mais cette photographie ne date pas de 1841, mais de 2013, prise par Bruno Jourdain, physicien au Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (LGGE) à St Martin d’Hérès, spécialisé dans la chimie atmosphérique aux hautes latitudes australes.
Unité mixte de recherche du CNRS et de l’Université Joseph Fourier Grenoble, ce laboratoire a bâti sa renommée scientifique sur l’étude du climat et de la composition de l’atmosphère. Les travaux de recherches s’intéressent aux situations actuelles mais aussi aux évolutions de l’accumulation de neige et glace. Les chercheurs se penchent également sur l’étude physique et mécanique du matériau glace, les échanges chimiques entre l’air et la neige ou encore l’acquisition de données sur le terrain et par satellite. Ces études contribuent à la compréhension d’importants problèmes scientifiques qui peuvent être des enjeux de société tels que l’effet de serre, la variabilité du climat et de l’environnement, le bilan de masse de la cryosphère et le niveau des mers, la pollution à l’échelle globale et régionale, ou encore les risques glaciaires.

Et quid du manchot Adélie ?
C’est un oiseau marin qui pèse 3.5 kg en moyenne mais peut atteindre jusqu’à 7 kg en accumulant de la graisse sous-cutanée lors de la reproduction et de la mue. D’une taille d’environ 70 cm, cette espèce présente un faible dimorphisme sexuel. Bref, le mâle est légèrement plus grand. Les adultes présentent un plumage blanc à la gorge, le ventre et sous les nageoires en plus de cercles orbitaux, alors que le reste du corps est d’une couleur noire, noire bleutée après la mue. Quant aux juvéniles, leur plumage est blanc sous la tête jusqu’à la première mue (vers 14 mois) et les cercles orbitaux ne sont pas marqués.
Le manchot Adélie passe la majorité de son temps dans l’eau (90 % de sa vie). Ils vivent en groupes de 5 à 10 individus sauf à proximité des colonies durant les périodes de reproduction, à l’automne. Entre l’automne et le printemps, ils se reposent sur des floes et recherche de la nourriture que quelques heures.


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